Pages d’histoire… pages pour demain.
Une descente aux archives municipales
Avis aux lecteurs : la ville de Fontainebleau est dépositaire d’un fonds d’archives exceptionnel. S’il reste peu connu, l’exposition consacrée à « l’atelier grandeur nature » au musée d’Orsay a pu contribuer à son ouverture partielle, tout comme la remarquable exposition municipale consacrée aux peintres naturalistes. L’édition 2007 des journées du patrimoine ont donné l’occasion d’en présenter quelques pièces.
Parlez-nous des conditions de conservation de ces archives ?
Que ces archives soient déposées à la Bibliothèque municipale ou à l’Hôtel de Ville, j’ai pu observer les excellentes conditions de leur conservation : armoires coulissantes, renouvellement de l’air, rangement soigné en boites normalisées et le plus souvent en carton neutre. Ces éléments matériels seraient secondaires s’ils n’étaient pas accompagnés par le souci constant de la mise à jour des fonds par un personnel hautement qualifié. En effet, un inventaire informatisé permet un accès rapide aux informations. D’ailleurs, je proposerai que les inventaires et certains documents soient progressivement accessibles via le site de la ville.

Sur quelle période portent ces archives municipales ?
On peut dire sans risque d’erreur qu’elles correspondent à environ deux siècles d’histoire de Fontainebleau, en résonance naturelle avec la vie du château et de ses illustres hôtes. Bien entendu, les archives départementales et nationales en recèlent de fort abondantes. Ce qui est le plus frappant, c’est la parfaite continuité de ces archives municipales, tant est si bien qu’à partir de n’importe quelle date, on trouve des connivences avec des thématiques qui font aujourd’hui débat : les questions de voirie, le quotidien des habitants, la politique culturelle et sociale, les transports en commun, la santé, les écoles : en un mot, ces archives sont d’une brûlante actualité. On pourrait même pousser le raisonnement en soutenant qu’elles s’invitent complètement dans nos projets de développement. Et c’est bien en cela qu’elles sont passionnantes.
Qu’avez-vous tiré de leur lecture ?
Tout d’abord, soyons modeste ! Il faudrait un temps considérable pour les connaître vraiment. Donc ma réponse sera nécessairement partielle. C’est pourquoi, j’ai choisi un mode de lecture aléatoire, on pourrait dire par sondage. Et c’est à ce parcours que je vous invite maintenant, uniquement d’après les registres de délibérations du conseil municipal.
Séance du 19 juillet 1815 : les affres de l’occupation par les troupes autrichiennes
Après les revers de fortune des armées napoléoniennes, Fontainebleau connaît les occupations successives par les troupes prussiennes, autrichiennes, bavaroises, suédoises… L’armée conduite par l’Empeur d’Autriche menace de s’y installer plusieurs semaines et de prélever sur place ses moyens de subsistance : les habitants sont seraient à des terribles restrictions. C’est alors que le conseil municipal ouvre une négociation avec le Prince de Swarzenberg, chef d’Etat-Major autrichien et son attaché, le Major Chevalier Georges Hogelmeiller pour obtenir que les troupes ne se servent pas dans les réserves. Négociation fructueuse : le statut de ville royale puis impériale est évoqué et les habitants pourront manger à leur faim. Pour sa grandeur d’âme, le prince se voit récompensé par l’élévation au rang de « citoyen d’honneur de la ville de Fontainebleau », titre transmissible sans limitation de durée « de mâle en mâle ».
10 mai 1870 : une gare à Fontainebleau ? Ce sera à la Fourche !
Chacun s’en souvient : Fontainebleau refuse tout net le tracé initial du chemin de fer : en quelque sorte, le principe de précaution l’emporte – les machines à vapeur sont dangereuses et font fuir le gibier – et c’est notre ville voisine, Avon, qui en 1850 gagne la gare au prix d’un sérieux détour cartographique et d’un viaduc imposant. Ce choix s’avère vite remis en cause par les bellifontains eux-mêmes qui comprennent, mais un peu tard, tous les avantages que peut procurer une desserte proche. Aussi, à l’issue de longs pourparlers et suppliques en plus haut lieu, le principe d’une gare dans Fontainebleau est enfin adopté en conseil municipal. La gare sera construite au carrefour de la Fourche. Les habitants de la rue de France, les plus éloignés de la gare d’Avon, sont désormais les mieux servis. Ultime argument qui emporte la décision, Napoléon III pourrait venir depuis Compiègne directement à Fontainebleau sans passer par Paris ! Une sorte de francilienne avant l’heure. La guerre de 1870, terrible et humiliante, mit fin définitivement à ce projet de gare accessible depuis le château…
1905 : une école pour tous...
Les lois rendant obligatoire l’instruction publique ont maintenant 20 ans. Fontainebleau n’est pas en reste puisque, traditionnellement, les écoles privées sont nombreuses et l’on vient d’achever le collège Carnot, actuel lycée François Ier, qui offre 150 places dans un cadre remarquable. Mais ce sont les écoles publiques laïques qui font défaut : il faut en construire pour l’éducation d’une jeunesse très nombreuse. On engage donc la construction de plusieurs écoles. Les contraintes financières sont lourdes au regard des possibilités de la commune, dont les compétences se limitent, avec une poignée de fonctionnaires appliqués, à la tenue de l’état-civil, la recette des finances, les travaux de voirie et désormais, l’éclairage public au gaz.
1912 : le renouveau de la vie culturelle avec un théatre « à l’italienne ».
Avec l’éducation pour tous, venons-en maintenant à la vie culturelle. Un théâtre vieillot « hors normes » finissaient ses heures de gloire au bout de la rue Marrier. Il fallait pour Fontainebleau, pour les voyageurs, pour les parisiens en villégiature, un vrai théâtre. On lance un concours. Mais déjà, on polémique. Sur le coût pharaonique. Sur l’opportunité. Certains, sans doute peu portés sur l’opéra, proposent même la construction d’une usine à gaz - à Valvins, que l’on se rassure ! D’autres regrettent qu’on en profite pas pour construire une salle des fêtes. D’autres militent en faveur d’un Foyer du soldat, pour compléter l’œuvre du ministère des écoles et limiter celle de l’alcool, de la fumée et de l’ennui.
Le fin mot de l’histoire, c’est que l’on construisit le théâtre, la salle des fêtes et l’usine à gaz. Et enfin que le vieux théâtre ne fut pas rasé : il trouva une seconde jeunesse en devenant un cinéma. Mais un cinéma en 1912, c’était une attraction « épatante » ! Il resta en activité presque un siècle, proposant toute la palette de la création cinématographique, en noir et blanc, puis en couleurs, du chef d’œuvre au navet, en passant par le cinéma « rose » qui correspondit à son dernier soupir…
Avant 1914 : un coup d’œil sur nos finances
Les finances de la ville sont saines, mais sans plus. Les ressources proviennent des contributions de l’Etat (l’équivalent de notre dotation globale) pour un tiers, les droits d’octroi (taxes prélevées sur les échanges de marchandises et alimentation) pour un deuxième tiers, et
enfin divers prélèvements dont notamment un impôt sur les chiens qui rapporte à l’année 3.000 francs-or ! Pour financer les investissements lourds, comme on n’a pas les moyens de ses ambitions, on emprunte à 3,17% sur 40 ans pour le théatre et la salle des fêtes et sur 30 ans pour les écoles, soit l’équivalent de deux années de budget. On voyait très loin.
Le 13 juin 1937 : les congés payés, oui ; le laisser-aller, non !
Fontainebleau a toujours été une ville ouverte au monde. Mais son entrée était assortie d’une sorte de contrat moral. Ne sommes-nous pas dans une ville select, avec son golf, son touring-club, ses chasses, ses pensions de familiales BCBG, ses tables élégantes ? En tout état de cause, 1936 donne lieu à des débordements : une clientèle d’un genre inconnu jusqu’alors découvre bruyamment les fastes des salons Empire, les perspectives à la Le Nôtre, les terrasses du centre ville. On se baigne nu dans la Seine ! Cela choque. La réaction est vive, puisqu’un arrêté du maire, pris pour la saison suivante, précise :
«- considérant que l’usage des bains de Seine et de soleil ne doit pas servir de prétexte à des exhibitions inconvenantes et favoriser des licences de nature à offenser généralement la morale et souvent l’esthétique
- considérant qu’il importe de conserver à la commune son caractère de villégiature familiale
ARRETE
Article 1er : (…) il est interdit de circuler ou de stationner revêtu seulement d’un caleçon de bain ou d’un vêtement du même genre.
Les vêtements de toute personne doivent être établis de manière telle qu’ils recouvrent entièrement les cuisses, les hanches, l’abdomen, la poitrine et le dos.
Article 2 : les pratiques du nudisme sont formellement interdites
Article 3 : pour les bains en Seine, les caleçons ou costumes de bain sont obligatoires pour les baigneurs »
Question subsidiaire : cet arrêté est-il encore applicable sachant qu’il n’a jamais été abrogé ?
La suite de l’histoire au prochaine numéro !
Le prochain article sera consacré aux festivités organisées par la ville de Fontainebleau depuis l’Empire. En effet, s’il est une constante dans l’histoire de la ville, c’est celle d’honorer le séjour des princes, des empereurs, des présidents de la République, des rois, ministres et ambassadeurs étrangers : on prépare alors minutieusement fêtes, défilés, concours et feux d’artifice. Il faudrait parler aussi, hélas, des fêtes que l’on doit annuler à la dernière minute, en raison d’un changement de programme du souverain ou plus gravement, d’une déroute sur les champs de bataille. La Mairie conserve la totalité des archives liées à ces événements ; cela représente une centaine de cartons ! Nous vous en livrerons quelques morceaux choisis.
Une descente aux archives municipales
Avis aux lecteurs : la ville de Fontainebleau est dépositaire d’un fonds d’archives exceptionnel. S’il reste peu connu, l’exposition consacrée à « l’atelier grandeur nature » au musée d’Orsay a pu contribuer à son ouverture partielle, tout comme la remarquable exposition municipale consacrée aux peintres naturalistes. L’édition 2007 des journées du patrimoine ont donné l’occasion d’en présenter quelques pièces.
Parlez-nous des conditions de conservation de ces archives ?
Que ces archives soient déposées à la Bibliothèque municipale ou à l’Hôtel de Ville, j’ai pu observer les excellentes conditions de leur conservation : armoires coulissantes, renouvellement de l’air, rangement soigné en boites normalisées et le plus souvent en carton neutre. Ces éléments matériels seraient secondaires s’ils n’étaient pas accompagnés par le souci constant de la mise à jour des fonds par un personnel hautement qualifié. En effet, un inventaire informatisé permet un accès rapide aux informations. D’ailleurs, je proposerai que les inventaires et certains documents soient progressivement accessibles via le site de la ville.
Sur quelle période portent ces archives municipales ?
On peut dire sans risque d’erreur qu’elles correspondent à environ deux siècles d’histoire de Fontainebleau, en résonance naturelle avec la vie du château et de ses illustres hôtes. Bien entendu, les archives départementales et nationales en recèlent de fort abondantes. Ce qui est le plus frappant, c’est la parfaite continuité de ces archives municipales, tant est si bien qu’à partir de n’importe quelle date, on trouve des connivences avec des thématiques qui font aujourd’hui débat : les questions de voirie, le quotidien des habitants, la politique culturelle et sociale, les transports en commun, la santé, les écoles : en un mot, ces archives sont d’une brûlante actualité. On pourrait même pousser le raisonnement en soutenant qu’elles s’invitent complètement dans nos projets de développement. Et c’est bien en cela qu’elles sont passionnantes.
Qu’avez-vous tiré de leur lecture ?
Tout d’abord, soyons modeste ! Il faudrait un temps considérable pour les connaître vraiment. Donc ma réponse sera nécessairement partielle. C’est pourquoi, j’ai choisi un mode de lecture aléatoire, on pourrait dire par sondage. Et c’est à ce parcours que je vous invite maintenant, uniquement d’après les registres de délibérations du conseil municipal.
Séance du 19 juillet 1815 : les affres de l’occupation par les troupes autrichiennes
Après les revers de fortune des armées napoléoniennes, Fontainebleau connaît les occupations successives par les troupes prussiennes, autrichiennes, bavaroises, suédoises… L’armée conduite par l’Empeur d’Autriche menace de s’y installer plusieurs semaines et de prélever sur place ses moyens de subsistance : les habitants sont seraient à des terribles restrictions. C’est alors que le conseil municipal ouvre une négociation avec le Prince de Swarzenberg, chef d’Etat-Major autrichien et son attaché, le Major Chevalier Georges Hogelmeiller pour obtenir que les troupes ne se servent pas dans les réserves. Négociation fructueuse : le statut de ville royale puis impériale est évoqué et les habitants pourront manger à leur faim. Pour sa grandeur d’âme, le prince se voit récompensé par l’élévation au rang de « citoyen d’honneur de la ville de Fontainebleau », titre transmissible sans limitation de durée « de mâle en mâle ».
10 mai 1870 : une gare à Fontainebleau ? Ce sera à la Fourche !
Chacun s’en souvient : Fontainebleau refuse tout net le tracé initial du chemin de fer : en quelque sorte, le principe de précaution l’emporte – les machines à vapeur sont dangereuses et font fuir le gibier – et c’est notre ville voisine, Avon, qui en 1850 gagne la gare au prix d’un sérieux détour cartographique et d’un viaduc imposant. Ce choix s’avère vite remis en cause par les bellifontains eux-mêmes qui comprennent, mais un peu tard, tous les avantages que peut procurer une desserte proche. Aussi, à l’issue de longs pourparlers et suppliques en plus haut lieu, le principe d’une gare dans Fontainebleau est enfin adopté en conseil municipal. La gare sera construite au carrefour de la Fourche. Les habitants de la rue de France, les plus éloignés de la gare d’Avon, sont désormais les mieux servis. Ultime argument qui emporte la décision, Napoléon III pourrait venir depuis Compiègne directement à Fontainebleau sans passer par Paris ! Une sorte de francilienne avant l’heure. La guerre de 1870, terrible et humiliante, mit fin définitivement à ce projet de gare accessible depuis le château…
1905 : une école pour tous...
Les lois rendant obligatoire l’instruction publique ont maintenant 20 ans. Fontainebleau n’est pas en reste puisque, traditionnellement, les écoles privées sont nombreuses et l’on vient d’achever le collège Carnot, actuel lycée François Ier, qui offre 150 places dans un cadre remarquable. Mais ce sont les écoles publiques laïques qui font défaut : il faut en construire pour l’éducation d’une jeunesse très nombreuse. On engage donc la construction de plusieurs écoles. Les contraintes financières sont lourdes au regard des possibilités de la commune, dont les compétences se limitent, avec une poignée de fonctionnaires appliqués, à la tenue de l’état-civil, la recette des finances, les travaux de voirie et désormais, l’éclairage public au gaz.
1912 : le renouveau de la vie culturelle avec un théatre « à l’italienne ».
Avec l’éducation pour tous, venons-en maintenant à la vie culturelle. Un théâtre vieillot « hors normes » finissaient ses heures de gloire au bout de la rue Marrier. Il fallait pour Fontainebleau, pour les voyageurs, pour les parisiens en villégiature, un vrai théâtre. On lance un concours. Mais déjà, on polémique. Sur le coût pharaonique. Sur l’opportunité. Certains, sans doute peu portés sur l’opéra, proposent même la construction d’une usine à gaz - à Valvins, que l’on se rassure ! D’autres regrettent qu’on en profite pas pour construire une salle des fêtes. D’autres militent en faveur d’un Foyer du soldat, pour compléter l’œuvre du ministère des écoles et limiter celle de l’alcool, de la fumée et de l’ennui.
Le fin mot de l’histoire, c’est que l’on construisit le théâtre, la salle des fêtes et l’usine à gaz. Et enfin que le vieux théâtre ne fut pas rasé : il trouva une seconde jeunesse en devenant un cinéma. Mais un cinéma en 1912, c’était une attraction « épatante » ! Il resta en activité presque un siècle, proposant toute la palette de la création cinématographique, en noir et blanc, puis en couleurs, du chef d’œuvre au navet, en passant par le cinéma « rose » qui correspondit à son dernier soupir…
Avant 1914 : un coup d’œil sur nos finances
Les finances de la ville sont saines, mais sans plus. Les ressources proviennent des contributions de l’Etat (l’équivalent de notre dotation globale) pour un tiers, les droits d’octroi (taxes prélevées sur les échanges de marchandises et alimentation) pour un deuxième tiers, et
enfin divers prélèvements dont notamment un impôt sur les chiens qui rapporte à l’année 3.000 francs-or ! Pour financer les investissements lourds, comme on n’a pas les moyens de ses ambitions, on emprunte à 3,17% sur 40 ans pour le théatre et la salle des fêtes et sur 30 ans pour les écoles, soit l’équivalent de deux années de budget. On voyait très loin.
Le 13 juin 1937 : les congés payés, oui ; le laisser-aller, non !
Fontainebleau a toujours été une ville ouverte au monde. Mais son entrée était assortie d’une sorte de contrat moral. Ne sommes-nous pas dans une ville select, avec son golf, son touring-club, ses chasses, ses pensions de familiales BCBG, ses tables élégantes ? En tout état de cause, 1936 donne lieu à des débordements : une clientèle d’un genre inconnu jusqu’alors découvre bruyamment les fastes des salons Empire, les perspectives à la Le Nôtre, les terrasses du centre ville. On se baigne nu dans la Seine ! Cela choque. La réaction est vive, puisqu’un arrêté du maire, pris pour la saison suivante, précise :
«- considérant que l’usage des bains de Seine et de soleil ne doit pas servir de prétexte à des exhibitions inconvenantes et favoriser des licences de nature à offenser généralement la morale et souvent l’esthétique
- considérant qu’il importe de conserver à la commune son caractère de villégiature familiale
ARRETE
Article 1er : (…) il est interdit de circuler ou de stationner revêtu seulement d’un caleçon de bain ou d’un vêtement du même genre.
Les vêtements de toute personne doivent être établis de manière telle qu’ils recouvrent entièrement les cuisses, les hanches, l’abdomen, la poitrine et le dos.
Article 2 : les pratiques du nudisme sont formellement interdites
Article 3 : pour les bains en Seine, les caleçons ou costumes de bain sont obligatoires pour les baigneurs »
Question subsidiaire : cet arrêté est-il encore applicable sachant qu’il n’a jamais été abrogé ?
La suite de l’histoire au prochaine numéro !
Le prochain article sera consacré aux festivités organisées par la ville de Fontainebleau depuis l’Empire. En effet, s’il est une constante dans l’histoire de la ville, c’est celle d’honorer le séjour des princes, des empereurs, des présidents de la République, des rois, ministres et ambassadeurs étrangers : on prépare alors minutieusement fêtes, défilés, concours et feux d’artifice. Il faudrait parler aussi, hélas, des fêtes que l’on doit annuler à la dernière minute, en raison d’un changement de programme du souverain ou plus gravement, d’une déroute sur les champs de bataille. La Mairie conserve la totalité des archives liées à ces événements ; cela représente une centaine de cartons ! Nous vous en livrerons quelques morceaux choisis.
1 commentaires:
Bonjour Monsieur,
Les archives municipales de Fontainebleau ne sont ni classées, ni cotées et en très mauvais état donc incommunicables au public.
Les responsables des archives départementales se sont déplacés et ont pu constaté leur état et leur condition de conservation qui est loin de ce que vous affirmez.
De plus il n'existe aucun inventaire informatisé car les quatre fonds existant sont entièrement à archiver.
Pour votre information,il est interdit au public (élus compris)de pénétrer dans le local des archives(Lois n°2008-696 du 15 juillet 2008)
Cordialement,
Le service des archives municipales de Fontainebleau
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